Préparateur de négociation salariale
« Quelles sont vos prétentions ? » Si cette question vous fait bafouiller, cet outil est pour vous. Indiquez votre salaire actuel (ou le salaire visé s'il s'agit de votre premier emploi), votre ancienneté et le poste convoité : l'outil calcule trois repères arithmétiques simples, avec la formule affichée noir sur blanc, puis rédige vos réponses prêtes à dire pour les trois moments clés de la conversation. Ce n'est pas un conseil financier personnalisé : c'est une préparation de conversation, avec des chiffres transparents que vous restez libre d'ajuster. Tout se calcule dans votre navigateur, rien n'est envoyé nulle part.
Premier emploi ? Indiquez ici le salaire cible que vous visez pour ce type de poste.
Le nombre d'années passées dans votre poste actuel. Mettez 0 pour un premier emploi.
Sert à personnaliser vos scripts, par exemple « chef de projet digital ».
Votre fourchette de négociation
Plancher
En dessous, vous refusez ou vous négociez autre chose que du salaire. C'est votre limite basse, gardez-la pour vous.
Cible
Ancrage d'ouverture
Le premier chiffre que vous annoncez. Ouvrir au-dessus de la cible laisse de la marge pour que la négociation retombe dessus.
Les trois montants sont arrondis au millier d'euros le plus proche pour rester faciles à annoncer de vive voix.
Vos scripts de conversation
Trois situations, trois réponses prêtes à dire. Lisez-les à voix haute avant l'entretien : une formulation répétée deux fois sort naturellement le jour J.
1. Répondre à « Quelles sont vos prétentions ? »
Annoncez l'ancrage, pas la cible : c'est votre point de départ, pas votre point d'arrivée.
2. Répondre à une offre trop basse
Ne dites jamais oui ni non à chaud : demandez un délai, puis reformulez votre cible calmement.
3. Demander autre chose que du salaire si le budget est bloqué
Quand le chiffre ne bouge plus, la négociation continue sur le reste : formation, télétravail, variable.
Un rappel honnête sur ces pourcentages
Les +8 %, +12 % ou +15 % utilisés ici sont des repères de préparation courants pour un changement de poste, pas une étude de marché : votre secteur, votre région et la rareté de votre profil peuvent justifier bien plus, ou moins. Pour connaître le marché réel, croisez plusieurs sources : les fourchettes affichées dans les offres d'emploi de votre secteur, les grilles publiées par les cabinets de recrutement et les échanges avec des pairs occupant le même poste. L'outil vous donne une structure de conversation, pas une vérité sur votre valeur.
Comment les trois repères fonctionnent ensemble
- Le plancher (salaire de référence + 8 %) : changer de poste comporte un risque (période d'essai, nouvelle équipe, nouveaux repères). Un minimum de progression compense ce risque. Ce chiffre ne s'annonce jamais : il sert uniquement à savoir quand dire non.
- La cible (+ 12 % à + 18 % selon votre situation) : c'est le montant que vous voulez vraiment obtenir. Plus votre ancienneté est longue, plus l'écart entre votre salaire et le marché s'est probablement creusé, d'où un pourcentage plus élevé au-delà de 3 ans. Une autre offre en cours renforce votre position, d'où 3 points de plus.
- L'ancrage d'ouverture (cible + 8 %) : le premier chiffre prononcé dans une négociation sert de point de référence à toute la suite. En ouvrant au-dessus de votre cible, vous laissez au recruteur la possibilité de négocier à la baisse tout en atterrissant sur le montant que vous visiez réellement.
La négociation se prépare, l'entretien aussi
Une fourchette solide ne suffit pas si les questions classiques de l'entretien vous prennent de court. Entraînez-vous avec notre simulateur d'entretien, puis vérifiez que votre CV justifie le salaire que vous demandez : note sur 10 immédiate, points faibles identifiés, corrections concrètes.